BSSAC 2013

Grâce à des textes inédits, fruit des recherches de nos sociétaires, ces communications permettent d'enrichir la connaissance de notre patrimoine départemental.

 

  • LE BUSTE DE JEAN ROUVET À CLAMECY

Jean Rouvet, au XVIe siècle, a su commercialiser le flottage du bois destiné à Paris et a contribué ainsi au développement d'une activité qui, de 1549 à 1923, a concerné le Morvan et le haut Nivernais.

Après avoir étudié de nombreuses archives, Christian REY évoque l'histoire du buste de Jean Rouvet : la première inauguration le 26 octobre 1828, sur le pont enjambant l'Yonne, la deuxième, le 7 octobre 1838, après qu'une crue a emporté l'une des arches du pont, la troisième inauguration, le 17 avril 1949, suite au déplacement du buste sur le môle séparant l'Yonne du canal du Nivernais.

L'auteur en profite pour rappeler le rôle des Dupin et, arguments à l'appui, émettre l'hypothèse que ce buste, souvent considéré comme un buste de Bonaparte, serait bien celui de Jean Rouvet.

Des illustrations, dont des dessins d'Adhémar Jean-Claude Barré de Saint Venant, complètent le texte.

 

  • 23 JUILLET 1932 : LE JOUR OÙ HÉLÈNE BOUCHER FAILLIT SE TUER PRÈS DE PRÉMERY

Après avoir présenté la biographie d'Hélène Boucher et montré sa passion pour l'aviation, Jean BARJOT relate son accident dans la Nièvre : lors de la course Cannes-Deauville, suite à des ennuis mécaniques, son avion s'écrase dans les arbres au domaine de Marolles, le 23 juillet 1932.

Des liens d'amitié s'étant créés à cette occasion entre Hélène Boucher d'une part, la population, les élus et Pierre Leydet, Président de l'Aéro-Club du Nivernais d'autre part, l'aviatrice reviendra dans la Nièvre au rallye et au meeting de Nevers des 30 et 31 juillet 1932 où elle rencontrera Émile Darragon, commissaire de l'Aéro-Club de France.

 

  • UN ÉVÊQUE AU VILLAGE : COLMÉRY À LA FIN DU XVIIe SIÈCLE

À partir d'un événement, la visite de l'évêque d'Auxerre à Colméry le 17 août 1685, Philippe CENDRON nous présente une étude très documentée sur ce village : la structure administrative, les activités économiques, les rapports sociaux.

On découvre tour à tour : le bourg avec ses notables dont le curé, l'assemblée des habitants, le cabaretier et le meunier, personnages de caractère. Le seigneur, Philippe de Troussebois, demeure la figure centrale du village et la seigneurie constitue l'horizon familier des habitants.

De nombreuses photographies et reproductions d'archives complètent cette communication.

 

  • QUELQUES SOUVENIRS D'AVANT 1914 SUR MARCY

Guy THUILLIER présente et commente des notes de Romain BARON sur la vie à la campagne avant 1914.

C'est tout d'abord l'habillement des hommes qui est décrit : le costume de mariage mais aussi celui de travail, puis l'habillement des femmes avec en particulier la cotte et le devantier. La couleur noire dominait avec un peu de gris et de bleu foncé. Les femmes portaient parfois du blanc (chemise, bonnette).

Romain BARON, en fin observateur, étudie ensuite la notion du temps : les montres à remontoir enfermées dans un boîtier, les horloges de maison de type comtois et les horloges publiques placées sur le clocher de l'église.

 

  • CORBIGNY DU PRINTEMPS À L'AUTOMNE 1944

François BENDELL nous livre et commente le journal de son grand-père Édouard Bendell (du 9 avril au 17 décembre 1944).

De nombreux faits de guerre sont rapportés : bombardement allemand, combats dans Corbigny entre les Allemands et la Résistance ainsi qu'à Crux-la-Ville et Chitry, réquisitions effectuées par la troupe allemande ou les maquisards.

La libération de Corbigny, début septembre, avec l'arrivée des troupes franco-américaines dans la ville est évoquée. Après la nomination d'un conseil municipal provisoire par le préfet de la Nièvre, deux municipalités vont se disputer le pouvoir.

Des photographies anciennes d'Édouard Bendell illustrent le texte.

 

 

  • ASCENSION SOCIALE D'UNE FAMILLE DE MOULOT : LES DAMPIERRE

Lucette GIRAULT, après avoir consulté de nombreuses archives, a suivi l'ascension sociale d'une famille de Moulot (commune de Clamecy) et tout particulièrement les deux frères Dampierre, Edme (né en 1792) et Pierre (né en 1794).

Tout d'abord « rouettiers » (les rouettes sont des liens végétaux permettant d'attacher entre elles les bûches qui constituaient les trains de bois à l'époque du flottage), ils deviendront marchands de bois et parallèlement, les Dampierre créeront une entreprise de maçonnerie. Ils seront membres du bureau de la Compagnie des Petites Rivières et, au moment de la construction de la ligne de chemin de fer Clamecy-Nevers, membres du jury d'expropriation pour le canton de Clamecy.

De nombreux documents visuels accompagnent cette communication.

 

 

  • LAZARE ET SADI CARNOT, UNE FAMILLE BOURGUIGNONNE A L'ORIGINE DE LA THERMODYNAMIQUE

Jean-Charles GIUNTINI nous présente la vie de Lazare et de Sadi Carnot ainsi qu'une synthèse de leurs importants travaux scientifiques.

Né à Nolay en 1753, mathématicien et physicien, Lazare Carnot publie en 1783 un "Essai sur les machines en général" montrant que l'utilisation des machines conduit toujours à une perte d'énergie.

Son fils Sadi va poursuivre l'oeuvre de son père et étudier "les machines propres à développer la puissance motrice du feu". L'idée de production de mouvement par la chaleur sera à l'origine de la thermodynamique.