NOUVEAU ! Bulletin 2020

Présentation

Grâce au travail de recherche de nos adhérents, ces communications permettront d’enrichir la connaissance de notre patrimoine départemental.

  • Alfred garcement, peintre de la niÈvre

Philippe CENDRON souhaite rendre hommage à ce peintre méconnu, né à Varzy en octobre 1842 et décédé dans la même ville en 1927.

Grâce à une bourse accordée par le Conseil général de la Nièvre, Alfred Garcement se présente, sans succès, à l’École Impériale et Spéciale des Beaux-Arts de Paris (1864) mais rencontre Hector Hanoteau, paysagiste nivernais et expose au Salon, à Paris, pendant de longues années.

En 1871, il revient à Varzy et effectue des allers-retours entre Varzy et Paris. Achille Millien, son ami et conseiller, l’aidera.

Par ses toiles, ses « coins de village », ses « chaumières de nos hameaux », ses « vieux chemins nivernais », Alfred Garcement à su restituer l’atmosphère particulière de son terroir et devenir l’ambassadeur de la Nièvre à Paris.

Des reproductions de tableaux illustrent le texte.

 

  • LE COMMERCE ET L’ARTISANAT À CLAMECY AU XVIIIe SIÈCLE

Gérard GUENETTE évoque tout d’abord Clamecy au XVIIIe siècle avec ses trois quartiers distincts : la ville haute, le faubourg de Beuvron et le faubourg de Bethléem. En 1765, on peut considérer que la population s’élève à 4 600 habitants environ. L’ensemble de la noblesse, du clergé et de la bourgeoisie atteignant 600 personnes, 4 000 personnes se répartissent donc en commerçants, artisans, flotteurs et marchands de bois.

Puis l’auteur présente quelques caractéristiques du commerce et de l’artisanat au XVIIIe siècle : marchés, foires, corporations, confréries, boutiques, avant de détailler certains métiers : les bouchers et leurs particularités comme le commerce des peaux et des suifs, les boulangers (18 à 20 au XVIIIe siècle à Clamecy) et l’approvisionnement en grains et farines.

Gérard GUENETTE s’intéresse également aux tanneurs, des artisans aisés. En 1777, les sept tanneries de Clamecy sont toutes implantées sur les rives du Beuvron. Leur propriétaire doit payer des droits sur les cuirs qui sont marqués avec un marteau spécial.

L’auteur termine son article par des métiers moins connus : barbier-perruquier-baigneur-étuviste, cardeur de laine, taillandier, ferrandier, huilier, par exemple.

Le texte est illustré de reproductions de cartes postales, d’archives et de planches de l’Encyclopédie.

 

  • Sondage sur un site préhistorique du paléolithique moyen À chevroches (58) au « brouillard »

Jean ARNOUX, auteur de cette communication, rappelle le contexte : un site situé sur la commune de Chevroches, à l’intérieur du méandre fossile de l’Yonne, signalé par Darlet vers 1875 qui avait découvert quelques outils de silex. Après examen de la situation, le Directeur régional des Antiquités préhistoriques va accorder une autorisation de sondage pour les années 1984-1985.

L’auteur détaille le matériel recueilli :

  • la faune : vingt kilos de restes osseux : patte de cheval, canon de bovidé, bois de renne, dents de carnassiers et de rongeurs.

  • l’outillage : la quasi-totalité des outils extraits sont des racloirs (simples, doubles, transverses).

Pour faciliter la compréhension , l’auteur localise le site grâce à un extrait de carte d’état-major, joint des croquis concernant la faune et des représentations de racloirs grandeur nature.

 

  • Charles-pierre fieffé, conservateur des musées de la nièvre

Jean-Marie CATONNÉ, l’auteur de cette communication, est l’un des arrière-petits-fils de Charles-Pierre Fieffé.

Charles-Pierre Fieffé est né le 4 décembre 1839 à Châtillon-en-Bazois. Licencié en droit à Paris, il va mener deux carrières : celle de juge de paix et celle de conservateur de musée.

Conservateur du musée céramique de Nevers de 1881 à 1886, Fieffé entreprend une politique d’acquisitions et ouvre une salle spéciale pour les faïences patriotiques. Il publie en 1885, en collaboration avec Bouveault Les faïences patriotiques nivernaises, ouvrage reconnu par Le Figaro comme une « autorité en la matière », où sont reproduites 269 assiettes, dont l’essentiel illustre l’histoire chronologique de la Révolution de 1789 à 1795.

En 1891, Fieffé est nommé juge de paix à Clamecy et devient conservateur du musée l’année suivante. Il porte la collection de faïences de 127 pièces à plus de 400.

En 1901, il publie Les Faïences patronymiques, traitant des caractéristiques des saints dans la céramique. Ces faïences étaient de tradition à l’occasion d’un mariage, le saint s’identifiant par ses attributs auxquels s’ajoutent les nom et prénom du marié ou de la mariée.

De 1898 à 1903, Fieffé crée une série de pièces originales, dessinées par lui et fabriquées par Hiver, son ami et ancien décorateur chez Montagnon.

Notons qu’en 1897, il devient président de la Société scientifique et artistique de Clamecy et qu’en 1901, il est nommé également conservateur du musée de Varzy.

À cause de son dreyfusisme, en 1903, Charles-Pierre Fieffé est déplacé à Cherbourg où il occupe les fonctions de juge de paix. Le conseil municipal de la ville, connaissant ses grandes compétences, le nomme, en 1905, conservateur du musée des céramiques.

Il décède à Nevers le 10 octobre 1909.

Le texte est abondamment illustré de portraits et de reproductions de céramiques.

 

  • Mise à jour sur les papillons (et autres insectes remarquables) de la région de Surgy

Dans le Bulletin 2009, René MANGUIN avait étudié les papillons présents à Surgy dans les années 1960-1970.

Pour le Bulletin 2020, il nous montre leur évolution depuis 50 ans, compte tenu des modifications du biotope. Ainsi des champs de céréales ont remplacé la lande et les friches (plateau de Basseville, chemin de « La Sapeurie »).

Si des papillons de la famille des nymphalidae (le vulcain, le paon de jour, le tabac d’Espagne, par exemple) se rencontrent assez fréquemment, les Lycaenidae ont été très touchés par les transformations de leur environnement.

Les représentants de deux familles (les Rioninae et les Hesperidae) ont disparu avant le début des années 2000.

Par contre, des espèces connues uniquement dans le sud-est de la France dans les années 1960-1970 font leur apparition dans notre région, comme le Brintesia circe.

René MANGUIN termine sa communication par quelques observations concernant d’autres familles d’insectes, en particulier l’arrivée d’espèces « exotiques » : la coccinelle et le frelon « asiatiques ».

De nombreuses reproductions de papillons illustrent le texte.