Hippolyte Marié-Davy

Edme-Hippolyte Marié naquit à Clamecy, Grande rue de Bethléem (actuelle rue Marié-Davy) le 28 avril 1820. Son père, Claude-Paul Marié exerçait la profession de cordonnier et sa mère, Marie Moreau, appartenait à une famille terrienne dornecycoise.

Elève du Collège municipal (actuelle médiathèque François Mitterrand), il entre ensuite au lycée de Moulins, puis obtient, en 1838, par concours, une bourse au collège Rollin à Paris. 1840 : Titulaire des baccalauréats ès lettres et ès sciences, il est reçu premier à Polytechnique et à Normale Supérieure. Hippolyte choisit Normale Supérieure et en sort premier de sa promotion.

 

 

1844 : Reçu premier à l’agrégation des sciences physiques et mathématiques, il est nommé professeur à Rouen. Le 26 septembre 1844, Hippolyte Marié épouse une dornecycoise, Julie-Marie-Joséphine Davy de La Chevry, dont le père Maurice Davy de La Chevry est un républicain convaincu.

 

1845 : Docteur ès sciences physiques, il est nommé, avec dispense d’âge (il a 25 ans), professeur à la faculté des Sciences de Montpellier. Reçu Docteur en médecine, il est nommé professeur à la faculté de Médecine de Montpellier.

 

Pour défendre son beau-père inquiété après l’insurrection de 1851 contre Louis-Napoléon Bonaparte, il se rapproche de Clamecy et quitte Montpellier pour enseigner au lycée Bonaparte (actuellement lycée Condorcet) à Paris. Il mène alors des études sur l’électricité et invente la pile au bisulfate de mercure.

 

1862 : Hippolyte Marié-Davy (son beau-père, Maurice Davy de La Chevry lui avait demandé d’ajouter à son nom celui de Davy) est nommé astronome à l’Observatoire de Paris. En 1863, il devient chef du Service météorologique international.

 

1873 : il est nommé Directeur de l’Observatoire de Montsouris : en plus de la météorologie, il s’intéresse à l’assainissement de la ville de Paris. Nous lui devons la publication de plusieurs ouvrages.

 

Hippolyte Marié-Davy décéda à Dornecy le 26 juillet 1893.

 

En hommage à Hippolyte Marié-Davy :

 

Le 15 août 1929, à l’occasion du 4ème congrès annuel des Assises du Régionalisme Nivernais, une plaque fut apposée à Clamecy, sur la maison natale d’Hippolyte Marié-Davy en présence de hautes personnalités de l’Agriculture, la Marine et la Météorologie. Paris a donné le nom de Marié-Davy à une rue du 14ème arrondissement près de l’Observatoire de Montsouris.

 

A Clamecy, tout comme à Dornecy, une rue porte également son nom.

 

Inventions :
1852 : Invention d’une machine électro-magnétique, reposant sur l’attraction successive d’électro-aimants se relayant l’un et l’autre et agissant toujours à petite distance (Montpellier).
1858 : Invention d’un appareil de tissage, qui se fera utilisé industriellement dans le nord (Paris).
On lui doit aussi : un procédé pour envelopper les fils électriques, un compteur à eau, un hygromètre, des instruments enregistreur tels que les anémographes, évaporographes, thermographes...

 

Mémoires publiés :
1847 : Instruments de mesure de l’électricité dynamique (Montpellier)
1847 : Résistances opposées aux courants par les conducteurs homogènes qu’ils traversent
1847 : Lois des courants voltaïques
1849 : La vision (Montpellier)
1850 et 1852 : Instruments de mesure de l’électricité (Montpellier)
1851 : Climat de Montpellier
1852 : Lois des attractions et répulsions électriques (Montpellier)
1853 : Actions de l’électricité sur le système nerveux (Montpellier)
1858 : Piles usuelles (Académie des sciences) 

1877 : Les mouvements de l’atmosphère et les variations du temps

 

On lui doit encore de nombreux ouvrages : Atlas des orages, Atlas des mouvements de l’atmosphère, Recherches sur l’électricité... Il collabora à de nombreuses publications telles que le Dictionnaire des sciences de Privat - Deschanel et Focillon (Masson, 1864) et publia de nombreuses communications à la Société Française d’Hygiène, qu’il contribua à fonder...

 

Ses travaux depuis 1872, sont relatés dans les annuaires publiés par l’Observatoire de Montsouris de 1873 à 1886.

 

« Ses études, ses découvertes en électricité ont une telle importance qu’elles ont fait dire de lui, en 1884, lors d’une exposition, qu’il était le père de l’électricité (...) Il fut l’un des premiers à comprendre l’importance des découvertes de Pasteur. » H. Marié-Davy (Sa Vie et son Œuvre) / F. Marié-Davy. - Extrait du Bulletin, nouvelle série, n° 6, de la Société Scientifique et Artistique de Clamecy. - Clamecy : imprimerie A. Lahaussois, 1910.

 

Pour conclure, « Marié-Davy fut un savant modeste, probe, désintéressé, un homme de bien, au cœur généreux, ne soupçonnant pas le mal et resté jeune et enthousiaste jusqu’à sa fin. Il fut bien réellement et exclusivement le fils de ses œuvres, n’ayant eu pour parvenir que son seul labeur et sa seule intelligence, et après une vie toute de travail il mourut sans aucune fortune, léguant seulement à ses enfants un bien inestimable, un nom honoré. » H. Marié-Davy (Sa Vie et son Œuvre) / F. Marié-Davy. - Extrait du Bulletin, nouvelle série, n° 6, de la Société Scientifique et Artistique de Clamecy. - Clamecy : imprimerie A. Lahaussois, 1910.

 

Son fils, Ferdinand Marié-Davy, légua à sa mort ses archives familiales à la Société Scientifique et Artistique de Clamecy, dont les recherches de son père. Ces documents sont cotés en 1J, dont le répertoire est consultable sur place.

 

Article rédigé par la Société Scientifique et Artistique de Clamecy.